Bloqué pourquoi ? (vidéo)

CIMG0685Les facteurs mécaniques qui vont augmenter les risques de blocage sont :

• Les trois paramètres d’un mouvement, qui sont, la complexité, la force et la vitesse. Ils rendent le mouvement dangereux quand ils sont associés, donc attention !
Le dos, sa forme, sa souplesse naturelle, son historique traumatique. Ce sont des facteurs de fragilité qu’il faut prendre en compte.
La pesanteur, que l’on subit en permanence debout ou assis et qui nous tasse de plus en plus avec le temps, malheureusement.

La Constitution progressive d’un blocage peut être décrite en plusieurs phases.

• Première phase = Lors d’un geste brusque, un petit muscle qui relie deux vertèbres va se bloquer pour se protéger d’une déchirure. Le problème est qu’il n’existe pas de système naturel de retour en arrière pour supprimer ce genre de blocage. Il s’auto-entretien par facilitation de son métamère (petits ordinateurs spécifique comprenant la moelle et le système nerveux à chaque étage vertébral).  Toute la zone qui dépend de cet étage peut être en outre atteinte et une facilitation sympathique peut entrainer des pathologies viscérales. L’ordinateur central qui est le cerveau, ne peut pas réparer ce genre de plantage.(La douleur est fugace et laisse une gêne.)

• Deuxième phase = Une solution est trouvée par le dos. Une  zone va travailler plus, quelques jours après pour compenser l’absence de mouvement de l’étage bloqué. La douleur disparait.

• Troisième phase = A la suite d’un autre effort, quelques mois après, cette seconde zone, qui ne peut plus travailler pour deux, bloque à son tour. Une douleur apparaît ailleurs.

• Quatrième phase = Il se constitue une succession de plusieurs blocages et d’ hypermobilités adaptatives. Il y a progressivement, de moins en moins de vertébres bougeant normalement et création d’une chaîne musculaire lésionnelle qui progresse en montant ou en descendant dans le dos.  On est de plus en plus raide, surtout à froid le matin.

• Cinquième phase = La chaîne lésionnelle est tendue d’une extrémité à l’autre du dos. On passe par des périodes de douleurs suivies de périodes de rémission. Certains mouvements sont impossibles. Des tendinites et des calcifications sur les zones en hyper sollicitation peuvent apparaître avec le temps.   On est en phase chronique.

• Sixième phase =  Le dos fonctionne de travers et avec un nombre réduit d’étages fonctionnant normalement, depuis parfois des années. Le moindre mouvement, peut alors bloquer violemment ce groupe de vertèbres qui supporte seul tous les mouvements. On ouvre un tiroir, on sort de la voiture, on ramasse son stylo et « crac » on ne peut plus bouger du tout !

Lors d’une première consultation, on voit souvent des patients en phase cinq ou six. Cette explication sommaire permet de comprendre pourquoi la violence du blocage n’est pas toujours en rapport avec l’importance du mouvement qui l’a déclenché.
En fait, les problèmes se sont installés progressivement, se sont aggravés avec le temps, et les causes premières sont en général oubliées.

Le but de l’ostéopathe est de trouver le ou les blocages les plus anciens de façon à réaliser un traitement définitif de toute la chaine de blocage. Pour reprendre l’image du début, l’ostéo va « éteindre et rallumer » les petits ordinateurs vertébraux qui ont planté, pour les « re-initialiser » .


 

 

Vidéo : RFO question de santé, octobre 2010

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